LA SITUATION ACTUELLE

No Child Left Behind : Une série rétrospective sur les progrès réalisés et sur ce qui nous attend

Dans cette série en quatre parties, nous jetterons un regard rétrospectif sur le programme No Child Left Behind, les progrès qui ont été réalisés et nous explorerons également ce que nous réserve le futur.

3e partie : Le travail se révèle payant

Depuis le lancement de No Child Left Behind, des progrès incroyables ont été faits dans le retrait des enfants du travail et leur retour à l’école. Au demeurant, selon le rapport « Stop Child Labour – Out of Work Programme – End Term Evaluation » de la coalition Stop Child Labor, 361 enfants ont été empêchés de travailler et 593 autres retirés du travail, un total donc de 1 019 enfants identifiés initialement comme « non scolarisés ». Par ailleurs, sept écoles (dont six écoles primaires et une secondaire) sont actuellement entièrement opérationnelles alors qu’il n’y en avait qu’une seule à l’origine. C’est sans compter les huit centres préscolaires (Anganwadis) qui n’existaient pas autrefois. Nous attendons aussi la nomination de professeurs supplémentaires suite aux pressions en cours du gouvernement d’état.

Le projet a fourni des résultats réels et tangibles, permettant le retour des enfants dans l’enseignement.

Il y a eu également d’énormes progrès en ce qui concerne la responsabilité des commerçants de pierres. Grace aux systèmes de surveillance qui ont été mis en place, il est désormais beaucoup plus facile pour les personnes de la chaîne d’approvisionnement de savoir ce qui se passe et de savoir s’il est question de travail des enfants.  Au demeurant, 69 carrières et les commerçants concernés ont pris suffisamment au sérieux l’interdiction du travail des enfants pour introduire, tandis que 14 carrières ont été équipées de caméras de surveillance.  En dépit de cela, nous avons découvert que des enfants travaillaient sur certains chantiers « sans travail d’enfants » et cette déception souligne encore une fois l’importance de ne pas baisser la garde au sujet du problème.

De nombreuses carrières à Budhpura ne sont pas encore déclarées Zones Sans Travail des Enfants.

Au-delà des changements concrets que l’on peut voir à Budhpura, l’équipe du programme No Child Left Behind voudrait aussi s’arrêter sur les changements significatifs dans le moral à et autour de Budhpura. En visitant le village aujourd’hui, on peut voir une communauté plus optimiste, enjouée et vibrante. La sensation réelle à Budhpura est que la vie est en train de changer en mieux. Ceci encourage à son tour à un désir de s’impliquer plus grand de la part de la communauté, ce qui permettra au bout du compte d’arriver à une réussite encore plus durable.  Le centre de la communauté locale est vraiment devenu le cœur de la plupart de ces opérations, offrant aux résidents du village un espace pour communiquer et continuer d’avancer.

Une communauté autrefois divisée et isolée s’est aujourd’hui réunie pour réorganiser et reprendre en main son futur.

Voici quelques unes des autres manières dont No Child Left Behind a positivement influencé la communauté :


• 84 jeunes femmes (de 15 à 18 ans) ont achevé une formation de couture et 22 jeunes hommes (de 15 à 18 ans) ont terminé un cours d’électricien, leur permettant d’être plus autonomes sans devoir compter sur le commerce de la pierre.
• 17 groupes d’entraide de femmes (SHG) ont été créés, pour un total de 197 membres. Ces groupes d’entraide sont des structures pour une épargne collective et faciliter l’accès au crédit et sert aussi d’instrument d’autonomisation pour les femmes.
• 570 personnes ont obtenu l’accès aux pensions de veuve ou des avantages dont elles ne savaient même pas qu’ils existaient.
• 586 travailleurs bénéficient désormais d’une assurance accidents payée par les employeurs. Manjari espère étendre le projet à tous les travailleurs en 2017.

Pour connaître tous les résultats, lisez l’External Evaluation of the Out of Work Programme (2014 – 2017).

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SUR LE TERRAIN

No Child Left Behind : Une série rétrospective sur les progrès réalisés et sur ce qui nous attend

Dans cette série en quatre parties, nous jetterons un regard rétrospectif sur le programme No Child Left Behind, les progrès qui ont été réalisés et nous explorerons également ce que nous réserve le futur.

2e partie : Le projet commence à prendre forme

Garantir un succès à long terme d’un projet tel que No Child Left Behind est complexe.  Alors que les organisations hors de la région pourraient parfois être tentées de prendre le contrôle des aspects variés du projet depuis l’étranger, la réalité est que ce type de gestion à distance a de sérieuses limitations. Pour qu’un projet comme celui-ci soit réussi, il doit être dirigé par une équipe compétente de professionnels sur le terrain qui ont des connaissances approfondies de la communauté qu’ils servent ainsi qu’une compréhension du type de bureaucratie et des défis généraux auxquels ils devront faire face.

Pour le programme No Child Left Behind, c’est l’équipe locale de Manjari, basée à Budhpura, qui a fait la différence. L’équipe, qui comptait un certain nombre de personnes de Budhpura, était mieux préparée à affronter les problèmes du travail des enfants étant donné ses connaissances de la région et des problèmes uniques que rencontre la communauté. Mais tout n’a pas toujours été facile – au début, les formations étaient vraiment nécessaires pour garantir que les membres du personnel soient vite au parfum quant au travail.

L’équipe de Manjari après une réunion des diverses parties prenantes

À l’issue de la formation, l’une des premières étapes de ce processus devait autonomiser les résidents locaux à plaider en leur propre faveur.  Ils devraient travailler pour garantir que le gouvernement agisse là où il était supposé le faire et prenne des responsabilités afin de créer l’infrastructure, y compris les écoles, dont la communauté avait besoin, en plus de la fourniture des autres ressources nécessaires.

Dans le cadre de cette montée en puissance du processus et pour donner la parole aux résidents locaux, le groupe a également commencé à aborder l’égalité des sexes. Des activités génératrices de revenu ont été implémentées pour les femmes. Les femmes étaient également organisées en groupes d’entraide, les mettant dans une position plus favorable en vue de préconiser leurs propres droits auprès du gouvernement.  Dès le début, le groupe derrière le programme No Child Left Behind a commencé a travailler avec des bénévoles de l’enseignement soutenus par les écoles. Il s’agissait principalement de jeunes femmes de 18 à 25 ans, qui assumaient pour la première fois un emploi officiel dans le village. Ceci devait être l’un des premiers petits pas qui aurait encouragé les résidents à commencer à penser autrement au sujet des femmes et des rôles des sexes.

Autonomiser la communauté locale est fondamental pour la réussite de ce projet et de tout autre projet éthique

En même temps, Manjari a commencé à d’engager avec les commerçants de pierres. Ce processus initial s’est évidemment avéré lent et plutôt fastidieux. Puis avec le temps et après de longs entretiens, les commerçants ont accepté de mettre sur pied des systèmes d’autosurveillance pour s’assurer qu’aucun enfant ne se trouverait sur les chantiers. Ce fût un pas énorme vers une victoire capitale pour No Child Left Behind. Simultanément, les efforts de pression ont commencé à porter leurs fruits et un nouveau développement d’infrastructure a été mis en marche, y compris la construction de nouvelles écoles. Alors que le groupe avait encore un long chemin à parcourir, il avait déjà beaucoup de raisons d’être fier.

Il était essentiel que Manjari s’engage dans la rencontre avec l’association des commerçants de pierres. Sans le support de cette association d’influence, tout progrès aurait été impossible.

Si vous souhaitez en savoir plus sur Manjari, nous vous invitons à lire notre article de blog, The NGO Playing a Central Role in Eradicating Child Labour in Budhpura

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LE COMMENCEMENT

No Child Left Behind : Une série rétrospective sur les progrès réalisés et sur ce qui nous attend

Dans cette série en quatre parties, nous jetterons un regard rétrospectif sur le programme No Child Left Behind, les progrès qui ont été réalisés et nous explorerons également ce que nous réserve le futur.

1e partie : Un commencement plein d’espoir et d’incertitudes

La proposition du lancement d’un projet tel que No Child Left Behind était redoutable. Cela voulait dire entrer dans Budhpura, un village abondant de défis et imprégné de traditions, dans le but d’y apporter un changement significatif. L’équipe concernée par le démarrage du projet a vécu beaucoup d’émotions – de l’espoir à la peur, en passant par tout ce qui peut y avoir entre les deux.

Budhpura. Un village indien semi-rural hautement vulnérable au travail des enfants.

L’objectif du programme était d’éradiquer le travail des enfants dans l’industrie des pavés de grès indienne et d’aider les enfants impliqués dans l’industrie à aller à l’école puisqu’à l’époque, deux tiers des enfants de cette région n’étaient pas scolarisés. Le groupe savait que ceci en particulier serait compliqué à réaliser à Budhpura en raison des difficultés contextuelles énormes de la région. Parmi les difficultés, l’équipe aurait eu à affronter la forte migration, la discrimination largement répandue, les enjeux de santé généralisés, les installations scolaires limitées et les structures de soutien familial pour les enfants. Et le plus fondamental, il n’y avait pas d’eau potable salubre. Ainsi, pour éradiquer vraiment le travail des enfants dans la région, le groupe devait d’abord s’atteler à certaines des autres questions clés affrontées par la population de Budhpura.

Une école typique de Budhpura

Tandis que l’équipe était anxieuse de commencer et pleine d’espoir de pouvoir finalement apporter un changement significatif au sein de la communauté, elle savait aussi que le chemin à parcourir ne serait ni rapide ni facile. Pour commencer, un partenariat avait été formé entre plusieurs entreprises clés, y compris Beltrami Natural Stone, London Stone et Stoneasy.com, et des ONG, dont ARAVALI, ICN, Manjari et Stop Child Labor. Alors que beaucoup des organisations étaient situées un continent plus long, Manjari disposait d’une équipe sur le territoire de Budhpura. Ce lien direct avec la communauté s’est avéré inestimable, ce que toute l’équipe aura pu constater immédiatement. Mais à ce stade précoce, il ne pouvait offrir qu’un point d’ancrage qui aurait permis à tous de commencer leur travail.

Pour pouvoir démarrer ce projet, la participation de plusieurs parties prenantes étaient nécessaire

Si vous voulez en savoir plus sur les début de No Child Left Behind, consultez notre article de blog, Creating Child Labour Free Zones: A Tough But Rewarding Journey.

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Création d’une zone libre exempt du travail des enfants : une tâche difficile mais gratifiante

Bonjour ! Je m’appelle Bram Callewier, Managing Partner de Beltrami, un importateur de pierre naturelle établi en Belgique et France.  Je suis heureux de vous accueillir dans cette  première partie d’une série de 6 messages sur le travail des enfants dans l’industrie de la pierre. Toute personne qui s’intéresse à la pierre naturelle a entendu parler de la façon dont des enfants participent à sa production. La vérité est que, oui, ils y travaillent, et surtout dans certaines activités comme la fabrication de pavés. Mais que se passe-t-il exactement dans ces régions reculées du monde, loin de nos jardins dessinés par des spécialistes ? Quel est la part du vrai dans tout cela ? Ce blog vise à vous informer sur les causes profondes du travail des enfants et sur les beaux projets  menés par des communautés qui travaillent sans relâche pour lutter contre l’exploitation des enfants et les autres problèmes sociaux s’y rapportant. Ce que vous lirez ne sera pas toujours rose, mais nous vous garantissons que c’est la  vérité, écrite en toute impartialité.

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Bienvenue sur notre blog!

Bienvenue sur notre blog. Notre but est qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte; cela signifie qu’aucun enfant ne devrait travailler et que chaque enfant a le droit de recevoir une bonne éducation et de profiter pleinement de son enfance. L’industrie du grès indien est ternie par des récits de mauvaises conditions de travail, de mauvaises pratiques de travail et le travail des enfants y est endémique. Bien que ces problèmes existent, ils ne forment pas toute l’histoire. Des populations locales, des ONG et un certain nombre d’entreprises travaillent sans relâche pour améliorer la vie des travailleurs dans le secteur de la pierre naturelle. Des communautés prennent de bonnes initiatives. Ce blog veut vous partager les belles réalisations de ce programme: la création,  à Budhpura, de «Child Labour Free Zones», des zones où le travail des enfants est interdit.

Pour plus de détails sur les Child Labour Free Zones, allez sur: http://www.stopchildlabour.eu/child-labour-free-zones.

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